La parole qui crée
1871–1940
Née dans le New Jersey en 1871, formée aux beaux-arts de Philadelphie, elle illustre les magazines new-yorkais et épouse le peintre Everett Shinn. Après leur divorce, elle enseigne la métaphysique à New York et publie elle-même Le jeu de la vie en 1925, que personne ne voulait éditer. Trois livres de son vivant, tous encore lus.
Illustratrice new-yorkaise devenue enseignante spirituelle, elle a écrit Le jeu de la vie et comment le jouer en 1925. Sa conviction : chaque mot que tu prononces est une affirmation qui dessine ta vie. Ses formules courtes, dites à voix haute avec foi, sont les ancêtres directes de tes intentions répétées.
Dans Ordalia · Tes intentions dans Ordalia, c'est exactement sa méthode : une formule courte, au présent, dite avec foi, répétée jusqu'à ce que la 3D suive.
Ses livres sont dans le domaine public : les voilà en entier, en anglais, tels qu’elle les a écrits.
Man's word is his wand filled with magic and power!
Ta parole est ta baguette, pleine de magie et de pouvoir.
La vie n'est pas une bataille, c'est un jeu. Ses règles : ce que tu envoies te revient, et ce que tu imagines finit par se produire. Tu joues bien à partir du moment où tu connais la loi.
Ta parole est ta baguette. Chaque phrase que tu dis, à voix haute ou dans ta tête, est une affirmation qui commande. D'où ses formules courtes, à dire avec foi et à redire jusqu'à ce que ça bouge.
Le jeu se joue en boomerang : critique pour critique, amour pour amour, mensonge pour mensonge. Ce que tu donnes, en mots ou en actes, revient.
L'imagination, « les ciseaux du mental » : elle découpe jour après jour les images que tu y mets, et tu finis par rencontrer tes propres créations dehors. Entraîne-la à n'imaginer que le bon.
Déposer le fardeau. Quand tu n'y arrives plus, tu confies le problème au Christ intérieur (son mot pour le superconscient) et tu lâches. La forme ancienne du let go de la communauté.
Ne pas lutter contre ce qui te contrarie : ce à quoi tu résistes persiste. Tu bénis la situation, tu la traverses, elle se dissout.
Il existe pour chaque personne une place, un travail, une vie qui lui reviennent de plein droit. Ton job n'est pas de l'inventer, c'est de demander à le voir : « Infinite Spirit, open the way ».
Tu nies d'abord l'apparence (« there is no loss in Divine Mind »), puis tu affirmes le bon. Le déni efface, l'affirmation imprime.
La plupart des gens voient la vie comme une bataille. Ce n'est pas une bataille, c'est un jeu.
Ta parole est ta baguette, pleine de magie et de pouvoir.
Vincent van Gogh, Terrasse du café le soir, 1888 · domaine public